La phase fondatrice
Assemblée constitutive à Rabat en 2011 sous l’appellation AMADIP ; déclaration AMADIP en 2012 ; structuration initiale, construction du réseau et premières initiatives de dialogue et de coopération en 2013–2014.
Quinze années de dialogue, de coopération et d’action citoyenne.
Il est constitué à Rabat, le 2 avril 2011, pour une durée illimitée et conformément aux dispositions légales en vigueur, une association à but non lucratif sous la forme d’un groupe de réflexion (Think Tank), dénommée International Center for Diplomacy — المركز الدولي للديبلوماسية. Le Centre agit dans le respect de la Constitution du Royaume du Maroc, des lois en vigueur sur la liberté d’association et des conventions internationales ratifiées par le Maroc. Il œuvre en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Agenda 2030 des Nations Unies. L’association a un caractère national et peut développer des représentations dans tout le Royaume du Maroc ainsi qu’à l’international.

Le Centre a pour mission de promouvoir une diplomatie publique et citoyenne fondée sur la recherche, la coopération, la participation et l’innovation. Il conçoit la diplomatie comme une approche transversale et inclusive, mobilisant le dialogue, le plaidoyer, la connaissance et la coopération entre acteurs publics, privés, académiques et civiques, au service du développement humain durable.
Consolider le rôle du Maroc et de la société civile dans la promotion d’une diplomatie de proximité, ouverte, coopérative et inclusive, reliant l’Afrique, l’espace euro-méditerranéen, le monde arabe et l’Atlantique, tout en s’ouvrant aux autres régions du monde.
Renforcer la participation du Centre dans les cadres multilatéraux (ONU, UA, Ligue des États arabes, Union pour la Méditerranée, UE, etc.) et contribuer à l’élaboration d’approches concertées autour des priorités globales : paix, climat, droits humains et développement.
Contribuer à la consolidation de systèmes de gouvernance fondés sur la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne, en appui à la démocratie, à la décentralisation et à la modernisation institutionnelle.
Soutenir la promotion des droits fondamentaux, l’égalité entre les genres, l’inclusion sociale et la participation effective des jeunes, des femmes et des populations vulnérables aux processus décisionnels.
Participer à la consolidation de la paix et à la sécurité humaine en favorisant la médiation, le dialogue interculturel et la prévention des conflits, conformément aux engagements internationaux du Maroc et aux priorités africaines et onusiennes.
Contribuer à l’amélioration du bien-être des populations à travers la promotion de politiques publiques et de partenariats axés sur la santé, l’éducation, la protection sociale et la justice sociale.
Encourager la cohérence entre développement local et gouvernance nationale en soutenant les dynamiques territoriales durables, inclusives et participatives, et en renforçant la coopération entre collectivités et acteurs locaux.
Soutenir les stratégies de transition écologique et de résilience climatique, promouvoir la diplomatie de l’eau, la gestion durable des ressources naturelles et l’intégration des priorités des communautés vulnérables dans les politiques environnementales.
Positionner la recherche scientifique, l’innovation et la digitalisation comme moteurs du développement et de la diplomatie moderne, en intégrant les technologies émergentes et l’intelligence artificielle dans les approches participatives et inclusives.
Valoriser la culture, les médias, les arts et le sport comme instruments de diplomatie, de diversité, de dialogue interculturel et de rayonnement, tout en promouvant une communication responsable et éthique.
Assemblée constitutive à Rabat en 2011 sous l’appellation AMADIP ; déclaration AMADIP en 2012 ; structuration initiale, construction du réseau et premières initiatives de dialogue et de coopération en 2013–2014.
En 2015, AMADIP prend le nom International Center for Diplomacy (ICD). Le Centre élargit ses domaines d’action et ses partenariats nationaux, régionaux et internationaux : diplomatie citoyenne, jeunesse, droits humains, paix et sécurité, leadership et autonomisation.
L’assemblée générale de 2020 se tient en ligne pour assurer la continuité pendant la crise sanitaire. Adaptation des formats et digitalisation accompagnent les activités. En novembre 2022, après plus de dix ans d’expérience, l’ICD se transforme en think tank et approfondit la recherche et la production de connaissances.
Le Centre formalise et améliore ses outils et procédures internes à la suite du diagnostic organisationnel de 2022. Les contrôles ponctuels de l’UNFPA et le suivi des recommandations renforcent la gouvernance et la conformité. En 2024, la micro-évaluation de la Cour des Comptes conclut à un niveau global de risque faible.
L’assemblée générale élective du 30 octobre 2025 renouvelle le bureau. La consolidation administrative et institutionnelle accompagne la préparation du prochain cycle, tout en maintenant les engagements au Maroc, à Nouakchott, à New York et à Genève. Le 2 avril 2026 marque quinze ans de diplomatie citoyenne.
Depuis 2011, l’ICD a renforcé la capacité de plus de 4 500 acteurs. Le Centre a contribué à la formation de nombreux acteurs, tant civils, gouvernementaux et politiques, y compris les jeunes, à travers l’organisation de plus de 40 ateliers et académies éducatives dans des domaines liés à la diplomatie, aux négociations multilatérales, au plaidoyer, au développement et à la gestion de projets. Les autres sujets comprenaient aussi la conception et l’évaluation des politiques publiques et la participation des femmes à la politique et aux affaires publiques.
Ses membres ont représenté le Maroc dans de nombreuses activités internationales majeures dans plus de 25 pays. Le Centre a aussi participé à 11 programmes d’échange dans 8 pays différents, notamment aux États-Unis d’Amérique, en Chine, en Belgique et en Palestine.
En 2018, le Centre a organisé la quatrième édition du Sommet et du Prix Panafricain Humanitaire, qui a connu la participation de 42 pays africains, et la troisième édition de la Conférence des Femmes Africaines en 2019 à Marrakech, qui a connu la participation de plus de 150 dirigeantes africaines.
En novembre 2021, l’ICD a contribué à l’organisation du Sommet d’investissement panafricain à Istanbul avec la participation de plus de 80 leaders africains et turcs, et à l’organisation du Sommet des Jeunes Leaders à Dubaï en juin 2022 avec la participation de plus de 60 leaders de quatre continents.
Sur le plan continental, le Centre a contribué à l’organisation du symposium international sur les politiques de l’habitat au Nigéria. Le Centre a également participé à la Conférence euro-africaine des jeunes leaders en Gambie et au Congrès économique africain au Nigéria, à travers lequel il a contribué à accroître la participation d’acteurs et d’experts du Maroc et d’Afrique du Nord, et a nommé d’autres experts d’Afrique de l’Ouest et du Sud pour contribuer qualitativement aux travaux du Congrès.
Pendant la pandémie de Covid-19, le Centre a mené plusieurs initiatives, notamment en contribuant au débat public et en organisant plus de 60 séminaires en ligne pour examiner l’impact de la pandémie sur les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables, à travers lesquels plus de 30 partenaires et 100 experts africains ont été mobilisés. Le Centre, en partenariat avec La Classe.ma, a développé une académie digitale gratuite sur des sujets variés en relation avec la transformation digitale et la diplomatie numérique au profit des jeunes.
Grâce au partenariat avec le réseau africain Innovation for Change (I4C) depuis 2018, le Centre a organisé une série de séminaires impliquant des acteurs et des partenaires d’Afrique du Nord — Maroc, Tunisie, Algérie, Mauritanie et Égypte — autour de la gestion de la crise sanitaire, la transformation numérique, l’innovation par la technologie civile, la mobilisation des ressources des organisations de la société civile et l’économie numérique.
En 2023, le Centre a mené, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la population, de larges consultations sur la réforme du Code de la famille et du Code pénal avec plus de 200 acteurs, incluant plus de 75 institutionnels : juges, magistrats, avocats, représentants du gouvernement et du parlement, partis politiques et institutions constitutionnelles, ainsi que les jeunes et la société civile, y compris les personnes migrantes et les personnes en situation de handicap.
Le Centre a produit un rapport analytique sur la voix de la jeune fille dans la législation pénale et le droit de la famille dans le cadre de la coopération Sud-Sud ; un policy brief sur les droits des jeunes filles, avec un focus sur le mariage des enfants et mineurs, l’interruption volontaire de grossesse, l’égalité et la masculinité positive ; un mémorandum de propositions de réforme du Code de la famille ; et un mémorandum sur les droits des jeunes filles dans les catastrophes naturelles, prenant le séisme d’Al Haouz comme exemple.
L’ICD a mené des rencontres de plaidoyer avec les institutions publiques, les ministères et les groupes parlementaires, en renforçant la voix de la jeune fille pour qu’elle plaide elle-même ces réformes auprès des décideurs. À l’occasion de la Journée nationale de la femme et de la Journée internationale de la fille, l’ICD a coordonné le lancement du premier collectif sur les droits des jeunes filles au Maroc.
En octobre 2023 à Oujda, l’ICD a organisé avec la Fondation Hanns Seidel une conférence régionale sur la pénurie de l’eau et les droits humains : de la vulnérabilité à la résilience, avec plus de 85 acteurs. Le projet s’inscrit dans la vision du Centre pour renforcer la diplomatie de l’eau et mettre en application les orientations de SM le Roi Mohammed VI sur la gestion des ressources en eau. La conférence se veut un modèle régional pour préparer un benchmark international et un programme de renforcement des capacités en médiation des conflits liés à l’eau.
L’ICD est engagé dans le processus de révision de la Conférence internationale sur la population et le développement, CIPD+30, et a participé à la conférence régionale arabe organisée aux Nations Unies au Liban en septembre 2023. Le Centre est également impliqué dans le plaidoyer au Conseil des droits de l’Homme à Genève, notamment l’Examen périodique universel et les droits des femmes et des enfants. Au cours de ses douze premières années, l’ICD a pris part à différents travaux des Nations Unies à New York et de l’Union africaine à Addis-Abeba.
Institutions, chercheurs, société civile : faisons converger nos expertises au service de l’intérêt général.