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24.04.2026

Convention-cadre avec l'INITA

Convention-cadre avec l'Institut National de l'Innovation et des Technologies Avancées

Signature : 24 avril 2026

L'innovation comme nouveau champ de la diplomatie contemporaine

Les transformations technologiques qui marquent le XXIᵉ siècle redéfinissent profondément les modes de gouvernance, les relations internationales, les politiques publiques et les mécanismes de participation citoyenne. L'intelligence artificielle, les technologies numériques, les données massives, la cybersécurité et les plateformes digitales ne constituent plus uniquement des enjeux techniques ; ils influencent désormais la diplomatie, les droits humains, l'économie, l'éducation, la justice, les médias et le développement durable.

Les organisations engagées dans la gouvernance démocratique sont appelées à développer de nouvelles compétences leur permettant d'accompagner ces mutations tout en veillant au respect des principes éthiques, des droits fondamentaux et de l'inclusion numérique.

Conscient de ces évolutions, le Centre International pour la Diplomatie a fait de la transformation numérique et de l'intelligence artificielle un axe transversal de sa Stratégie 2026–2030. La signature d'une convention-cadre avec l'Institut National de l'Innovation et des Technologies Avancées constitue l'une des premières traductions concrètes de cette orientation stratégique.

Une vision commune de l'innovation au service de l'intérêt général

Ce partenariat repose sur une conviction partagée : les technologies émergentes doivent être mises au service du développement humain, de la bonne gouvernance et de l'intérêt général.

Alors que l'Institut National de l'Innovation et des Technologies Avancées apporte son expertise scientifique et technologique dans les domaines de l'innovation, de l'intelligence artificielle, des technologies avancées et de la transformation numérique, le Centre International pour la Diplomatie apporte une expertise complémentaire en matière de gouvernance démocratique, de diplomatie citoyenne, de communication stratégique, de droits humains et de renforcement des capacités.

Cette complémentarité permet d'aborder les défis technologiques selon une approche multidisciplinaire intégrant simultanément les dimensions techniques, sociales, juridiques, diplomatiques et éthiques.

Le partenariat traduit ainsi la volonté des deux institutions de dépasser une vision strictement technologique de l'intelligence artificielle pour promouvoir une approche centrée sur l'humain, fondée sur la responsabilité, la transparence et l'inclusion.

Construire un écosystème national d'innovation responsable

Au-delà du développement d'activités conjointes, cette convention vise à contribuer à la structuration d'un véritable écosystème national associant chercheurs, universités, institutions publiques, entreprises innovantes, organisations de la société civile et partenaires internationaux.

Les deux institutions se sont engagées à développer des initiatives favorisant la diffusion de la culture de l'innovation, l'accélération de la transformation numérique et le développement de compétences adaptées aux métiers émergents.

La convention prévoit notamment la mise en œuvre de programmes de formation, de séminaires spécialisés, de conférences, de laboratoires d'innovation, d'ateliers pratiques et de plateformes collaboratives destinés à accompagner les jeunes, les femmes, les professionnels et les institutions dans l'appropriation des technologies numériques.

Une attention particulière sera accordée au développement des compétences en intelligence artificielle, en gouvernance numérique, en cybersécurité, en programmation, en innovation sociale et en technologies émergentes afin de préparer les nouvelles générations aux transformations profondes du marché du travail et des politiques publiques.

Une intelligence artificielle au service des droits humains

L'une des spécificités de cette convention réside dans la place centrale accordée à l'éthique et aux droits humains.

Le développement rapide des systèmes d'intelligence artificielle soulève des questions majeures relatives à la protection de la vie privée, aux biais algorithmiques, à la discrimination automatisée, à la transparence des décisions, à la responsabilité des concepteurs et à la gouvernance des données.

À travers ce partenariat, le Centre entend contribuer au développement d'approches favorisant une utilisation responsable de ces technologies, conforme aux principes internationaux de protection des droits fondamentaux.

Cette orientation est directement cohérente avec les travaux déjà conduits par le Centre sur l'intelligence artificielle appliquée à la gouvernance associative, aux professions juridiques, aux médias, à la diplomatie numérique et à la lutte contre les biais algorithmiques.

Elle permettra également d'alimenter les futurs travaux de recherche du Centre consacrés à la gouvernance algorithmique, à la diplomatie numérique, à la régulation des plateformes et à l'impact des technologies sur les processus démocratiques.

Développer des solutions numériques à impact social

La convention ouvre également la voie au développement de projets pilotes mobilisant les technologies numériques pour répondre à des défis concrets rencontrés par les institutions publiques, les organisations de la société civile et les communautés.

Parmi les domaines identifiés figurent notamment :

– la digitalisation des processus de gouvernance ; – les plateformes de participation citoyenne ; – les outils numériques de renforcement des capacités ; – les solutions d'intelligence artificielle destinées aux organisations de la société civile ; – les technologies favorisant l'accès aux droits et à la justice ; – les outils numériques de sensibilisation et de plaidoyer ; – les applications dédiées au leadership des jeunes et des femmes ; – les solutions de gestion des connaissances et de mémoire institutionnelle.

Cette approche traduit une volonté commune de faire de l'innovation un instrument de transformation sociale plutôt qu'un simple vecteur de modernisation technologique.

Un partenariat au service de la coopération nationale et internationale

La convention prévoit également le développement d'initiatives de coopération dépassant le cadre national.

En s'appuyant sur les réseaux internationaux du Centre et sur les compétences techniques de l'Institut, les deux institutions entendent promouvoir des projets susceptibles de favoriser les échanges d'expériences, la coopération Sud-Sud et le développement de partenariats avec des universités, des centres de recherche, des organisations internationales et des acteurs de l'innovation à l'échelle régionale et internationale.

Cette dimension internationale s'inscrit pleinement dans la vocation du Centre à promouvoir une diplomatie de l'innovation capable de rapprocher les expertises scientifiques, les politiques publiques et les priorités du développement durable.

Un partenariat déjà opérationnel

Bien que récemment signé, ce partenariat trouve déjà un prolongement dans plusieurs initiatives présentées dans ce rapport.

Les réflexions conduites par le Centre sur l'intelligence artificielle et la gouvernance des associations lors du Forum national de la société civile, sa contribution à l'Académie du Leadership des Femmes à l'Ère du Numérique organisée par le PNUD, les travaux engagés sur les biais algorithmiques dans les médias sportifs, la préparation d'un ouvrage collectif consacré à l'intelligence artificielle et à la gouvernance, ainsi que le développement d'un projet de monitoring des campagnes électorales numériques illustrent la cohérence entre cette convention et les orientations stratégiques déjà mises en œuvre.

Ainsi, cette convention ne constitue pas un partenariat isolé. Elle s'inscrit dans une vision globale qui fait de l'innovation, de l'intelligence artificielle et de la transformation numérique des leviers au service de la gouvernance démocratique, de la diplomatie citoyenne, du développement des compétences et de la coopération internationale.

Première mise en œuvre : préparer les jeunes aux métiers de demain

La signature de cette convention a trouvé une traduction immédiate à travers la participation du Centre au lancement officiel du projet « Oasis d'autonomisation des jeunes par les technologies créatives », organisé le 24 avril 2026 par l'Institut National de l'Innovation et des Technologies Avancées, en partenariat avec le Conseil de la Région Casablanca–Settat, la Wilaya de la région, l'Académie Régionale de l'Éducation et de la Formation ainsi que la Direction régionale du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication.

À cette occasion, la Présidente du Centre a été invitée à intervenir sur le thème « Intelligence artificielle et métiers du futur », mettant en lumière les profondes transformations du marché du travail induites par les technologies émergentes.

L'intervention a souligné la nécessité d'anticiper l'évolution des compétences, de préparer les jeunes aux nouveaux métiers liés à l'intelligence artificielle, aux données et aux technologies numériques, et de promouvoir une culture de l'innovation, de l'entrepreneuriat, de la pensée critique et de l'apprentissage tout au long de la vie.

En participant à cette initiative, le Centre a réaffirmé sa volonté d'accompagner les politiques nationales de développement des compétences et de contribuer à la préparation des nouvelles générations aux enjeux économiques, sociaux et technologiques de demain.

Cette intervention illustre concrètement la complémentarité entre les missions du Centre et celles de l'Institut National de l'Innovation et des Technologies Avancées, en faisant du partenariat un levier de développement des compétences, d'innovation responsable et d'inclusion numérique.

Construisons le dialogue de demain.

Institutions, chercheurs, société civile : faisons converger nos expertises au service de l’intérêt général.

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